Les 

Amphibiens

La majorité des Amphibiens possède un cycle de vie en 2 phases, une terrestre et une aquatique. D’ailleurs le nom, d’origine grec, ἀμφίβιος (amphíbios) signifie « qui vit dans deux éléments ». La métamorphose (passage de l’état d’oeuf à l’état d’adulte) se déroule ainsi uniquement dans l’eau, sauf exception.

On distingue 2 grands groupes, les urodèles, qui comprend les tritons et les salamandres, et les anoures, qui inclut essentiellement les grenouilles et les crapauds.

La quinzaine d’espèces autochtones du Nord-Pas-de-Calais ont des exigences particulières en terme d’habitats et sont très dépendantes des conditions climatiques pour accomplir correctement leur reproduction.

Les mares, les fossés, les pannes dunaires ou même les plans d’eau artificiels constituent des zones de reproduction potentielles. En dehors de la belle saison, les individus ont besoin d’abris (tas de bois, terriers de mammifères, caves…) pour effectuer leur dormance en toute tranquillité.

Les déplacements des animaux s’effectuent donc 2 fois par an, pour rejoindre les sites de ponte et pour rejoindre les lieux d’hivernage.

Cycle de vie de la Grenouille

Notre région possède une singularité avec la présence des terrils et les zones littorales qui accueillent des espèces pionnières, à savoir le Pélodyte ponctué, le Crapaud calamite ou l’Alyte accoucheur. Rajoutons que le nord de la France est l’un des derniers bastions nationaux pour la Grenouille des champs.

Le GON joue un rôle fondamental pour la conservation de cette faune emblématique des milieux humides, via les suivis scientifiques et la protection des habitats.

Si vous êtes intéressés par les amphibiens, débutants ou confirmés, vous pouvez dès maintenant participer aux activités en prenant contact avec les coordinateurs en remplissant le formulaire suivant :

Salamandre tachetée

Les vertébrés les plus menacés à l’échelle mondiale

Parmi les quelques 7000 espèces recensées dans le monde, plus d’un tiers est menacé de disparition. Les départements du Nord et du Pas-de-Calais ne font pas exception avec près de la moitié des espèces recensées en région considérées comme menacées. Pour illustrer ce triste constat, il est important d’ajouter les deux espèces disparues à l’échelle de nos deux départements : le Sonneur à ventre jaune et le Pélobate brun.

Les causes du déclin des Amphibiens sont bien connues et nombreuses. En voici les principales :

Liste rouge des amphibiens

La dégradation des milieux naturels 

Les zones humides, dont dépendent TOUTES les espèces d’Amphibiens ont connu un important déclin au cours des derniers siècles. Le dérèglement climatique, à l’origine des épisodes de sécheresse répétés au cours des dernières années, n’arrange en rien la situation. L’urbanisation, la disparition des bocages, et la dégradation de la qualité de l’eau (pesticides, engrais, etc.) sont également à l’origine de la perte des espaces de vie des Amphibiens.

Les espèces exotiques envahissantes 

Très souvent vendues en animalerie, de nombreuses espèces se retrouvent relâchées dans la nature par des propriétaires peu scrupuleux de leur devenir et de l’impact sur la faune locale. En effet, si la majorité des espèces n’est pas adaptée à notre région, certaines peuvent néanmoins survivre, se reproduire et coloniser rapidement les zones humides. La prédation, la concurrence pour les ressources alimentaires, la transmission de maladies sont autant de menaces que peuvent causer ces espèces que l’on qualifie d’exotiques envahissantes. 

Les maladies 

La propagation mondiale de maladies infectieuses causées par des virus ou des champignons est responsable du déclin et de l’extinction de populations et de certaines espèces d’Amphibiens. L’exemple le plus récent est l’introduction d’un champignon que l’on nomme Bsal (Batrachochytrium salamandrivorans). Originaire d’Asie de l’Est, il a été introduit aux Pays-Bas et s’est étendu progressivement vers le sud-ouest, gagnant progressivement le territoire belge et est désormais proche de nos frontières.

Les routes 

Dans les paysages qu’ils traversent, bien souvent, les Amphibiens trouvent sur leur chemin une route. Et donc des véhicules… Le risque d’écrasement est alors très élevé ! Ces mortalités peuvent être massives lors des migrations prénuptiales (avant la période de reproduction) en particulier.

Quelques unes de nos activités

Programmes, suivis, enquêtes

Le POPAMPHIBIEN est un programme de suivi des populations d’amphibiens destiné à étudier leur évolution et comprendre les raisons du déclin de certaines espèces.

Un dragon dans mon jardin est une enquête de sciences participative visant à faire participer le grand public à l’inventaire des amphibiens en France. Dans notre région, elle est animée par l’union régionale des CPIE. Pour en savoir plus, cliquez-ici.

Le GON est coordinateur régional de la Société Herpétologique de France, association nationale référente sur le thème des Amphibiens et Reptiles. Chaque année la SHF organise un congrès à destination des amoureux de ces groupes de faune (professionnels et amateurs). Le GON a coorganisé cet événement en 2021. Cliquez-ici pour accéder au document de séance.

Le saviez-vous ? 

Autrefois assez répandue, cette grenouille “brune” est désormais uniquement représentée par de petites populations très isolées et dépendantes de la qualité de l’eau. Peut-être reste-t-il d’autres populations à découvrir ? La période de chant est très courte, ne dépassant pas quelques jours, ce qui rend sa détection difficile.

Véritable petit dragon des bois, la Salamandre tâchetée se montre quand les conditions sont favorables. Dès que la pluie martèle le sol, elle sort de sa cachette pour trouver un partenaire, s’alimenter ou déposer les larves dans les ornières et autres mares forestières.

Introduit en 2018 dans une mare de La Chapelle-d’Armentières, il s’est désormais bien installé, notamment en Belgique le long de la vallée de la Lys. Pour en savoir plus sur le Xénope lisse, cliquez-ici.

Un Plan d’actions spécifique au Xénope lisse, mis en place en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels des Hauts-de-France vise à éradiquer l’espèce afin de protéger les espèces locales d’amphibiens. Ces actions sont réalisées dans le cadre du programme Life CROAA. Cliquez-ici pour en savoir plus.