Enquête 

Chrysomèle du Romarin

La Chrysomèle du Romarin est un coléoptère de taille modeste aux couleurs métalliques qui aime le soleil et les plantes aromatiques. Discrète, il se pourrait bien qu’elle ait élu domicile dans votre jardin ou dans le parterre de fleurs de votre commune. Partons à sa traque… Cette nouvelle enquête participative s’inscrit dans le cadre du projet Interreg Cap Biodiversité, qui a pour objectif de mieux connaître, faire aimer et protéger la faune et la flore de notre territoire.

Chrysolina americana

 7 à 8 mm de long pour les adultes

Période d’activité : principalement du printemps à l’automne pour les adultes avec un pic en mai-juin ; les larves s’observent surtout de mars à mai et en octobre-novembre

Régime alimentaire : feuilles de romarin et de lavande principalement, également de thym, de sauge, de mélisse…

Origine : Europe du sud et Afrique du nord
Répartition actuelle : Europe occidentale et méridionale et Afrique du Nord

On a besoin de vous !

Comme on vit aussi bien principalement dans les jardins et autres massifs de fleurs entretenus par les êtres humains, de nombreuses observations échappent aux naturalistes lors de leurs recensements. Ainsi, votre contribution servira à mieux savoir où nous sommes dans la région. Si vous nous observez, nous vous invitons donc à signaler notre présence et indiquer la plante sur laquelle vous nous avez observés en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Y-a-t-il des chrysomèles du Romarin près de chez vous ?

Pour le savoir, explorez la carte ci-contre. Vous verrez où ma présence a été signalée sur le territoire du parc naturel européen (Parc naturel régional Scarpe-Escaut et Parc naturel des plaines de l’Escaut).

Un nom qui porte à confusion

Mon nom français : « Chrysomèle du Romarin » est logique puisque je me nourris principalement de romarin et de lavandes (mais aussi d’autres plantes aromatiques comme le thym ou la sauge). En revanche, quelle drôle d’idée de m’avoir donné comme nom scientifique « Chrysolina americana ». En effet, je n’ai jamais mis les pieds dans le nouveau monde ! Je suis en réalité originaire du sud de l’Europe et du nord de l’Afrique et on me retrouve maintenant dans la majeure partie de l’Europe de l’Ouest. J’ai en effet tiré parti de votre envie de voir des plantes du sud dans votre jardin, des températures plus élevées des villes et du réchauffement climatique. Alors, pourquoi ce nom saugrenu ? Peut-être parce que mes rayures évoquent le drapeau américain ?

Comment me reconnaître ?

Je suis avant tout un coléoptère, c’est-à-dire que j’ai une paire d’ailes cachées sous une paire d’élytres. Mes élytres sont très ponctués et comportent des rayures longitudinales vertes et mauves métalliques. On pourrait presque me confondre avec un bijou !

Avant de devenir adulte, j’étais une larve d’abord très foncée, quasi noire, puis je m’éclaircis de plus en plus pour finir principalement gris clair avec des bandes gris foncé.

Cool, Raoul

Je passe ma vie à manger et dormir en toute tranquillité. En effet, en mangeant des plantes aromatiques, j’ai à mon tour un goût âcre qui déplait aux oiseaux insectivores. 

Habituellement, je ne cause que des dégâts superficiels aux plantes dont je me nourris. Si une plante est déjà fragilisée (jeune pousse, stress dû à la sécheresse…) ou en cas de pullulation de mon espèce, cela peut entraîner des dommages plus importants sur mon hôte.

Cap Biodiversité : Connaître, Aimer, Protéger

La faune et la flore ne s’arrêtent pas aux frontières, alors pourquoi nos actions le feraient-elles ? Cap Biodiversité, financé par l’Union européenne, réunit 79 communes en France et en Belgique autour d’un objectif commun : mieux connaître, aimer et protéger la biodiversité.

Dans les vallées de la Scarpe et de l’Escaut, entre forêts, rivières et plaines, nous menons des inventaires naturalistes, des sorties nature gratuites et des actions pour préserver les espèces locales. Habitants, associations et experts travaillent main dans la main pour collecter et partager les connaissances, afin d’agir ensemble pour un territoire vivant.

Ensemble, cap sur la préservation de la biodiversité !