Dans quel pays vivons-nous quand ce sont quelques activistes qui dictent les lois à leur profit au détriment du patrimoine naturel commun ?
Que dire lorsque le président de la République humilie sa ministre de l’environnement en l’obligeant à signer l’autorisation de destruction de 18 000 Tourterelles des bois, une espèce en grand danger d’extinction qui a perdu 80 % de ses effectifs ces 4 dernières décennies ?
Que dire d’un président de la République qui n’écoute pas ses experts lorsqu’ils lui demandent d’interdire cette chasse en 2020, car l’espèce ne peut plus supporter ces prélèvements, qui est sourd à la procédure d’infraction contre la France par la Commission européenne lui enjoignant de suspendre la chasse de cet oiseau, sourd encore à l’avis des citoyens français qui se sont prononcés en masse contre cette chasse, n’ayant pas peur de se couvrir de honte au prochain congrès de l’UICN qui se tiendra à Marseille dans 5 mois alors que ses dirigeants lui demandent de tenir ses engagements d’interdire la chasse des espèces en danger ?

Les ONG nationales vont de nouveau déposer un recours contre cet arrêté promulgué la veille de l’ouverture de la chasse pour que l’éventuelle suspension du Conseil d’État ne puisse intervenir à temps !
On ne peut que faire le constat d’une protection de la biodiversité vivant ses pires moments actuellement : chasse à la glu simplement suspendue, assommoirs, filets étrangleurs, déterrage, chasse des espèces en danger, retour de l’empoisonnement de l’environnement avec les néonicotinoïdes, levée des contraintes environnementales entre les mains des préfets, menaces sur la liberté d’expression avec la cellule DEMETER…

Voir aussi l’article de la LPO sur le sujet.