• Appel à collaboration

La Société herpétologique de France (SHF) lance des programmes de suivi des populations d’amphibiens et de reptiles, et participe à une enquête sur l’état de santé de ces animaux sur le territoire national.

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  • A – Suivi de populations d’amphibiens

Il a pour but de permettre aux gestionnaires de l’environnement d’estimer les tendances des populations d’amphibiens sur leurs territoires. La SHF participe en suivant des sites « témoin », hors des modalités de gestion. Cette participation implique un investissement à long terme (suivi biannuel).

Ce suivi est composé de 2 enquêtes :

1 – POPAMPHIBIEN 1 (occurrence) –est basé sur un protocole de suivi de l’occurrence (présence-absence à un endroit donné) des amphibiens dans les sites aquatiques d’une aire considérée pour en estimer les évolutions.
2 – POPAMHIBIEN 2 (abondance) –est basé sur un protocole de suivi de l’abondance (effectif) des amphibiens dans les sites aquatiques d’une aire considérée pour en estimer les évolutions.

Ces deux enquêtes POAMPHIBIEN peuvent être menées simultanément en suivant le peuplement par occurrence et l’abondance d’une ou deux espèces cibles.
Elles se déroulent sur des aires comportant des sites aquatiques géoréférencés afin de permettre un suivi à long terme, en milieu naturel, en milieux gérés et non gérés.
Ces aires doivent correspondre à une unité paysagère (Annexe 3) et sont choisies par l’observateur en fonction de critères de faisabilité (accès) ou d’objectif (suivi de peuplements, d’espèces, etc.).
Les aires sont décrites la première année du suivi. Les variables intrinsèques (sites aquatiques de l’aire) et extrinsèques (paysage environnant) et les mesures (météorologie, etc.) sont à renseigner.
La visite des sites (qui tiendra compte des méthodes de détection et des méthodes de comptage des espèces étudiées) ne doit pas excéder 3-4 heures.

Dans l’enquête POPAMPHIBIEN 1 (occurrence), le principe général est de visiter tous les 2 ans les sites aquatiques de l’aire choisie et d’inventorier les amphibiens par présence/absence avec les méthodes permettant leur meilleure détectabilité (Annexe 6) et à des horaires adéquats.
L’effort de prospection est mesuré suivant la méthode de détection utilisée : durée de prospection d’un site lors d’un comptage de pontes ou d’observation nocturne, durée d’audition des chants, nombre de coups d’épuisette, nombre de nasses et durée de pêche, etc.
Si l’objectif est le suivi d’un peuplement complet, il faudra adapter le nombre d’épisodes de prospection (par exemple fin d’hiver, milieu de printemps, début d’été ou automne selon la succession de présence des espèces) avec impérativement 3 passages durant la même semaine (soit 3 passages pour un épisode, 6 passages pour 2 épisodes, etc.).
Le formatage des données en vue de leur restitution et un masque de saisie sont en cours d’élaboration.

Dans l’enquête POPAMPHIBIEN 2 (abondance), le principe général est de compter tous les 2 ans les espèces cibles avec des méthodes standard permettant leur meilleure détectabilité (Annexe 6). L’effort de prospection est mesuré comme dans POPAMPHIBIEN 1 (cf supra).
Après avoir choisi la ou les espèces cibles, il faut déterminer la période la plus adéquate au cours de laquelle l’épisode de comptage va être réalisé. Trois répétitions durant la même semaine sont nécessaires (soit 3 visites des sites de la même aire tous les 2 ans).
La valeur de l’abondance est la moyenne des effectifs dénombrés au cours des trois relevés.
Le formatage des données en vue de leur restitution et un masque de saisie sont en cours d’élaboration.

Ces suivis sont mis en place tous les 2 ans et pour une durée indéterminée. Le choix de l’aire suivie (et donc des sites aquatiques qui s’y trouvent, contenant ou pas des amphibiens) est donc primordial. Il faut faire des choix raisonnés : la pertinence de ces suivis viendra de sa grande couverture nationale et de sa durée.

  • B – Suivi de populations de reptiles

De la même manière que POPAMPHIBIEN, la SHF et le MNHN travaillent à l’élaboration d’un protocole « reptiles » (serpents et lézards). En 2011, une phase de test va être mise en place.
Il s’agit grossièrement de sélectionner quelques transects (e.g. lisières exposées sud/sud-est) et d’y faire des observations à vue et sous des plaques. Cette phase test permettra de caler le programme pour la suite.
Toute participation est bienvenue pour ce test. Les détails seront bientôt mis en ligne sur le site de la SHF : rubrique protocole de suivi reptile www.lashf.fr.

  • C – État de santé des populations d’amphibiens

Un programme européen sur le champignon pathogène des amphibiens (Batrachochytrium dendrobatidis) est actuellement en cours (2009-2012). Pour la France, 2011 est l’année de l’étude de sa prévalence (et les facteurs associés) à l’échelle nationale www.alerte-amphibien.fr. Plusieurs d’entre vous ont répondu favorablement à la demande de participation à l’enquête sur B. dendrobatidis et le Nord – Pas-de-Calais figure parmi les régions qui seront les mieux suivies.
La mise en place de cette étude est l’occasion de récolter des données sur d’autres facteurs susceptibles d’affecter les populations d’amphibiens.
Tout d’abord, des observations de mortalités massives doivent être rapidement déclarées sur le site www.alerte-amphibien.fr afin que des prélèvements pour en identifier la cause puissent être effectués. Mais toute observation d’infection, parasite, etc. présente aussi un intérêt, même si on ne connaît pas l’agent causal aujourd’hui. N’hésitez pas à renseigner ce site (masque de saisie automatique avec géo-localisation de votre observation) avec commentaires et photographies http://www.alerte-amphibien.fr/mala….

Les membres du GON sont invités à participer aux enquêtes POPAMPHIBIEN 1 et POPAMPHIBIEN 2. Si vous souhaitez participer à ces enquêtes, veuillez me faire part dès que possible josegodin@libertysurf.fr, de vos intentions puis du niveau de participation envisagé (nombre d’aires, nombre de sites, etc.).

Ces deux programmes ne sont ni « réservés » aux gestionnaires, ni « exclusifs », ils peuvent entrer dans le cadre d’actions qui sont déjà menées comme par exemple, l’étude engagée par le GON sur le Triton crêté en forêt de Marchiennes, le suivi de la Grenouille des champs par le PNRSE à la tourbière de Vred et le CG 59 à la tourbière de Marchiennes, ou tout autre suivi, etc.

Après la lecture de cette présentation rapide du sujet, et pour plus d’informations, je vous engage à visiter le site de la SHF www.lashf.fr sur lequel vous trouverez tous les documents actuellement disponibles (parmi lesquels ceux joints ici Documents annexes).

Lors de vos prospections, je vous engage à respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène à mettre en oeuvre lors de vos campagnes de terrain (protocole d’hygiène joint et disponible à l’adresse : http://www.alerte-amphibien.fr/chyt….

J. GODIN
Coordinateur régional Nord – Pas-de-Calais