Aimer les oiseaux, c’est agir avec lucidité et discernement

DES MESURES PREVENTIVES

Constituer un jardin « écologique » avec des arbustes indigènes : aubépine, sureau, prunelier, des fleurs appréciées des oiseaux : cosmos, œillets d’inde, tournesol, etc… et plantes grimpantes sur murs et dépendances : lierres, clématites, ampélopsis ; elles servent également d’abri ou de dortoirs.

DES INTERVENTIONS RAISONNEES

Ne nourrissez que pendant les périodes froides : gel (ou proche de 0° C) et de neige.

  • Ne pas interrompre votre aide. Où iraient-ils alors ?

Ne leur donnez pas n’importe quoi

  • Chaque espèce a ses exigences

Ne transformez pas votre aide en piège mortel

  • Si nourrissage au sol : toujours dans un espace largement ouvert permettant à l’oiseau de fuir
  • Ne jetez pas de nourriture sur la rue : les oiseaux risquent d’être écrasés

Adoptez des mangeoires à trémie

  • Elles évitent la souillure des aliments (épidémies) et protègent de la pluie

DES MESURES ADEQUATES

Pour les oiseaux à bec robuste :

  • Mélangez à la graisse fondue (non salée) des graines de tournesol, arachide, alpiste, millet, chènevis, avoine… 
  • A suspendre pour les mésanges
  • Au sol pour les pinsons

Pour les oiseaux à bec fin disposez sur le sol :

  • Baies séchées
  • Pommes et poires même blettes
  • Vers de farine
  • Pomme de terre cuites

Par temps de gel

  • Fournir de l’eau à heures fixes (2 à 3 fois par jour) sans additif (ni sel, ni antigel, ni alcool)

SAVOIR S’ARRETER

Après le dégel définitif arrêtez progressivement votre aide

Pourquoi nourrir les oiseaux en hiver ?

Les oiseaux ont un métabolisme élevé, et doivent compenser des dépenses énergétiques importantes par l’absorption d’une quantité d’aliments énorme relativement à leur propre poids.

Ce sont des homéothermes à température interne élevée (40 à 45 ° pour la plupart des Passereaux) dont les besoins, comme chez tous les Vertébrés, sont inversement proportionnels au poids (J. DORST).

D’où la nécessité d’une alimentation fréquente et régulière pour maintenir l’homéothermie et lutter contre la thermolyse : H. JENN indique, dans le Lien Ornithologique d’Alsace, qu’une Mésange peut perdre en une nuit, lorsque la température ambiante est de –10°C, jusqu’à 10 % de son poids. Une Fauvette à tête noire consomme, en hiver, son propre poids en baies de gui (J.DORST). Les périodes de froid rigoureux et surtout de neige affaiblissent donc considérablement les oiseaux, et les rendent particulièrement vulnérables : l’homme peut y porter remède par un nourrissage artificiel.

Remarquons bien que cette intervention perturbe les mécanismes naturels de limitation des populations et le processus de sélection. En outre, les oiseaux nourris régulièrement prennent vite l’habitude de ne plus chercher leur nourriture, et risquent de devenir incapable de subvenir d’eux-mêmes à leurs propres besoins.