Volume 28 N° 1 – 1995

  • Recensement des colonies de Martinet noir Apus apus dans le sud du département du Nord en juillet 1994. C. et J.Ch. Tombal. p 3-25. Résumé
  • Nidification de trois couples de Guêpier d’Europe Merops apiaster dans les dunes à l’est de Dunkerque (59) en 1994. B. Bril. p 27-32. Résumé
  • La colonie d’Hirondelle de rivage Riparia riparia du terril de la centrale électrique de Pont-sur-Sambre (59) : étude depuis son installation en 1988 jusqu’en 1994. A. et M. Fournier. p 33-43. Résumé

– Résumé Martinet : 4 596 couples distribués en 113 colonies occupaient 48 communes sur les 93 représentées dans une zone de 600 km2. Les habitations sont de type rural résidentiel (moyenne de 500 habitants en Cambraisis) ou industriel (moyenne de 5 000 hab. dans le bassin minier). Avec plus de 40 000 hab., Cambrai présente la diversité de bâtiments existant dans une ville au long passé historique. Si elles ont moins de 1 000 hab., les agglomérations ne sont qu’irrégulièrement occupées (15 %) ; de 1 000 à 2 000, elles le sont plus régulièrement (55 %) ; de 2 000 à 5 000, elles le sont presque toujours (95 %) et au-dessus, systématiquement. Il ne recherche pas forcément des bâtiments élevés (33 % seulement des couples). Les maisons basses des « cités ouvrières » ou des « résidences d’accession à la propriété » accueillent à elles seules 52 % des couples. Dans la zone d’étude, le parc bâti évolue rapidement (rénovation des « cités » minières) et les Martinets sont contraints de trouver de nouveaux bâtiments pour nicher. Leur population, qui devait être à son maximum dans les années 70, décline probablement.

– Résumé Guêpier : les oiseaux sont arrivés au début du mois de juin. Deux des trois nids étaient creusés dans un escarpement entaillant une dune. 15 jeunes s’envolent vers le 20 août. Les groupes familiaux seront observés jusqu’au 26 septembre. C’est le troisième cas de reproduction dans la région depuis 1965, date de création de la centrale ornithologique et le premier avec plus d’un couple. La chronologie de reproduction et le comportement des oiseaux sont semblables aux cas régionaux précédents, sauf deux particularités : l’attractivité exercée par un rucher et l’agressivité des Hirondelles de cheminée.

– Résumé Hirondelle : deux à cinq sous-colonies ont abrité de 18 à 72 couples reproducteurs. Pour les 7 années d’étude, le taux d’occupation des trous est de 28,22 %. Parmi les nombreux prédateurs présents sur le site, seuls le Faucon hobereau et le Renard roux paraissent faire des prélèvements. Ce site est d’intérêt majeur pour l’oiseau en Avesnois.

Volume 28 N° 2 – 1995 

  • Les observations d’espèces soumises à homologation nationale. Rapport 1992 : données du Nord – Pas-de-Calais. PJ. Dubois. p 46-48.
  • Méthode de recensement et d’estimation des populations de Martinet noir Apus apus. J.Ch. Tombal. p 49-58. Résumé
  • L’avifaune du terril de Pinchonvalles en 1992, structure et évolution des peuplements nicheurs. S. Junique. p 59-84. Résumé
  • La Chouette chevêche Athene noctua sur la bordure nord de la plaine de la Scarpe : état des lieux de l’habitat, quelles adaptations pour des mesures de « gestion » ? C. Ancelet. p 85-92. Résumé

– Résumé Martinet : un recensement a été effectué en 1994 sur 600 km2 comprenant 93 communes. Les comptages ont été effectués en voiture à 40 km/h. Deux méthodes permettant d’extrapoler les comptages sont présentées. La première utilise la moyenne de couples de Martinets noirs pour 1 000 habitants et la seconde, les effectifs moyens par type d’agglomération, 6 classes étant définies selon le nombre d’habitants. Ces méthodes appliquées à la région Nord– Pas-de-Calais donnent les estimations respectives de 68 817 et de 69 848 couples. Ces estimations sont comparées à celles concernant les autres pays européens. De grandes imprécisions se dégagent des chiffres et traduisent la difficulté à estimer les populations de Martinet. Les deux méthodes d’estimation sont ensuite confrontées aux estimations publiées pour trois petits secteurs d’Europe du nord-ouest. Les moyennes trouvées à l’intérieur de la région ne peuvent s’appliquer partout et notamment sur le littoral de la Mer du Nord. Une analyse des caractéristiques de l’habitat humain est également nécessaire. Les populations de martinets des grandes agglomérations sont les plus difficiles à estimer.

– Résumé Pinchonvalle : pour orienter une gestion adaptée et définir des priorités, un groupe de naturalistes a réalisé, en 1992, un inventaire de la faune et de la flore du terril. Une attention particulière a été portée sur les peuplements d’oiseaux nicheurs en tant qu’indicateur écologique. Cette étude montre notamment l’état de l’avifaune du terril en 1992 et son évolution récente.

– Résumé Chevêche : les arbres et bâtiments pouvant être utilisés par l’espèce pour nicher ont été comptés sur les 23 km2 de la zone d’étude. La densité moyenne au km2 est de 46,8 saules têtards, de 93,8 fruitiers hautes ou moyennes tiges et de 7,7 bâtiments. 62,8 % des saules et 24,5 % des fruitiers sont dans des propriétés agricoles. Les saules têtards qui sont les éléments les plus importants pour la reproduction de la chouette sont très âgés. Ils sont régulièrement entretenus par les agriculteurs mais moins par les particuliers. En raison de l’évolution du contexte agricole, les particuliers devraient avoir un rôle de plus en plus important à jouer dans la gestion des saules.

Volume 28 N° 3 – 1995

  • Informations de la centrale ornithologique. J.Ch. Tombal. p 94.
  • Synthèse des observations de l’automne 1991 et de l’hiver 1991-92. C. Boutrouille et J.Ch. Tombal. p 95-130.
  • Annexes à la synthèse sept 1991 – fév. 1992. Bassins d’eau de mer et plans d’eau douce de l’Est de la Flandre Maritime. B. Bril, recensement d’hivernants en Flandre Maritime. B. Bril, mares de la Sollac-Mardyck. A. Dubois, Romelaere et zones humides voisines. A. Ward, parc de la Falaise. P. Bernard, baie d’Authie. M. Guerville, gravières de Conchil-le-Temple. M. Guerville, bassins de Boiry-Ste-Rictrude. B. Tailliez, Base de Wingles. S. Junique. Près du Hem. Q. Spriet, Lac du Héron. PR. Legrand, carrière inondée de Pont-à-Vendin. S. Junique, étangs de la Scarpe-Ouest. E. Venel, étangs de la Sensée. C. Boutrouille, Future réserve de Douai-Wagnonville. A. Bauduin, bassins de décantation de Brebières. P. Anscutte, bassins de décantation de la Neuville-Thumeries. M. Deflandre et JV. Denneulin, étang du Vignoble. Y. Godeau, réserve naturelle du Près des nonnette à Marchiennes. M. Deflandre et D. Nowicki, Les Evoiches à Marchiennes. M. Deflandre et D. Nowicki, carrière de craie de Cantin. C. Boutrouille, Mare à Goriaux. Y. Godeau, étang du Prussien. JP. Lejeune, base de loisirs de Raismes (59). Y. Godeau, étangs et marais de Condé sur Escaut. R. Tonnel, étang du Hayon à Trélon. B. Taquet, marais de Boussois. D. Gailliez, lac du Val-Joly. B. Taquet, recensement d’oiseaux d’eau (BIROE) de janvier 1992. L. Kerautret, recensement des oiseaux morts sur le littoral du N – P-de-C (fin février 1992). L. Farcy. p 131-168.

Volume 28 N° 4 – 1995 

  • Les observations d’espèces soumises à homologation nationale. Rapport 1993 : données du Nord – Pas-de-Calais. PJ. Dubois. p 170-172.
  • Rapaces diurnes nicheurs et présents en période de reproduction en 1995 en Cambraisis (59). J.Ch. Tombal. p 173-179.
  • L’avifaune nicheuse des zones dunaires de l’Est de la Flandre Maritime : bilan des recensements récents. B. Bril et D. Hars. p 181-196. Résumé
  • Table des matières du volume 28 – 1995. p 197-200.

– Résumé avifaune dunaire Flandre : de 1989 à 1994, des recensements ont été réalisés dans trois zones dunaires préservées et dans une autre ayant subi d’anciens arasements. Les méthodes de recensement furent diverses selon les sites et les années : cartographie des territoires, cartographie des territoires sur un transect où le programme de baguage permit l’utilisation de la méthode des captures/recaptures pour faire des estimations d’adultes. Sur un site il y eu simplement des visites attentives. Les résultats sont relativement homogènes pour la plupart des espèces, les principales différences étant dues aux caractéristiques de la couverture végétale de chaque site et, parfois, à la méthodologie employée. La comparaison de ces résultats récents avec ceux d’une étude réalisée en 1970 dans les dunes de Gravelines montre les tendances écologiques actuelles des dunes flamandes : assèchement, embroussaillement, vieillissement des arbres. Les espèces des milieux humides et celles des milieux ouverts régressent ou disparaissent, celle des milieux forestiers augmentent ou apparaissent.