Volume N°46-1

2013 -1 : Rey, G., Seignez, H., Fievet, C. & Pepin, J.P. – Bilan des connaissances sur les Lépidoptères Papilionoidea de la réserve naturelle régionale ders monts de Baives ente 2010 et 2013

Résumé : Entre 2010 et 2013, 24 observateurs ont fourni 696 données. Au total, 47 espèces ont été observées au cours de cette période, soit 64% des espèces connues dans la région (Haubreux, 2011) dont 30% d’espèces considérées comme patrimoniales. La phénologie et l’écologie de 13 espèces sont décrites pour la période étudiée. Le test proposé par P. Dupont du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) d’une méthode d’analyse des données récoltées, a permis de constater qu’au regard de la liste d’espèces observées la réseve accueille 5 des 9 habitats optimaux pour leur développement. En effectuant le testavec les habitats naturels recensés en 2009, une liste prédictive de 49 espèces qui pourraient être présentes est obtenue parmi lesquelles 33 sont observées dans la réserve entre 2010 et 2013. Parmi les 16 manquantes, 2 ne sont pas présentes actuellement dans le Nord – Pas-de-Calais (l’Hespérie des potentilles Pyrgus armoricanus et le Pyrgus du carthame Pyrgus carthami) et 3 autres ont été observées historiquement dans la réserve (le Gazé Aporia crataegi, la Thécla du chêne Favonius quercus et le Petit nacré Issoria lathonia). L’analyse montre également qu’à l’échelle du paysage, plus de la moitié des espèces observées ont une dispersion moyenne d’après Maciejewski et al. (2013). Il est donc nécessaire de maintenir les habitats dans un état favorable aux espèces à l’échelle de la réserve et des paysages environnants.

2013-2 : Facon, D. – Le Lamie tisserand Lamia textor (Linnaeus, 1758) : Coleoptera, Cerambycidae dans la Plaine maritime picarde (62, PP)

Résumé : Plusieurs spécimens de Lamie tisserand Lamia textor (Linnaeus, 1758) : Coleoptera, Cerambycidae ont été observés au printemps 2014 dans les zones humides du Montreuillois. Cette découverte constitue une occasion de mettre à jour les connaissances sur cette espèce qui semble peu commune dans le Nord – Pas-de-Calais. Après avoir relaté les observations de 2014, nous proposons quelques éléments de connaissances générales sur cette espèce (écologie, chorologie, statuts), ainsi qu’une synthèse des informations actuellement disponibles sur sa présence dans le Nord – Pas-de-Calais.

2013-3 : Facon, D. – Le Grillon champêtre Gryllus campestris (Linnaeus, 1758) dans les prairies arrière-dunaires à Merlimont (W06,08 – 62, PP)

Résumé : Le Grillon champêtre Gryllus campestris est une espèce rare dans le Nord – Pas-de-Calais. Sa présence n’était jusqu’alors connue que du littoral de la Plaine maritime picarde. Des investigations récentes ont permis sa découverte dans les prairies du lieu-dit la Vieille Place à Merlimont. Des recherches élargies aux autres prairies arrière-dunaires ont permis de découvrir plusieurs populations de cet Orthoptère rare et menacé dans le Nord – Pas-de-Calais. Après avoir rappelé sa chorologie, les observations sont relatées et les habitats occupés à Merlimont sont décrits et comparés aux habitats similaires détaillés dans la littérature. Il en est conclu que d’une manière générale, les prairies naturelles arrière-dunaires de Merlimont constituent un habitat complémentaire favorable à l’installation du Grillon champêtre.

Malheureusement, des prairies susceptibles d’héberger l’espèce ont disparu plus vite que les connaissances naturalistes à leur sujet n’ont progressé et des projets d’extension urbaine menacent les dernières prairies dans lesquelles la présence du Grillon champêtre est avérée.

2013-4 : Godin, J. & Smigielski, F. – Première mention du Crabe chinois Eriocheir sinensis (Milne-Edwards, 1854) dans la vallée de la Scarpe et situation actuelle de l’espèce dans le Nord – Pas-de-Calais, la Somme et la Belgique

Résumé : Un Crabe chinois mâle Eriocheir sinensis H. Milne-Edwards, 1853 a été découvert à Thun-Saint-Amand, dans la vallée de la Scarpe en septembre 2014. Il s’agit de la 1ère observation documentée de l’espèce dans cette rivière. La taxonomie et les caractéristiques de l’espèce, sa biologie, son aire de répartition originelle, la colonisation de l’Europe et des eaux douces du Nord – Pas-de-Calais sont rappelées. Après avoir relaté les circonstances de l’observation, la distribution récente du Crabe chinois et son évolution dans le Nord – Pas-de-Calais, l Somme et la Belgique, ainsi que les impacts sur l’environnement et les activités humaines de cette espèce allochtone sont présentés et discutés.

Volume N°46-2-3-4

2013-5 : Deboulonne, A. – Audition du chant territorial d’un Hibou moyen-duc, Asio otus dès novembre à Bourghelles (59, SE – E07,07)

Résumé : Le premier chant territorial de mâle est noté de manière inhabituellement précoce dans la région le 25/11/13. Il sera entendu sans discontinuer jusqu’en mars. La femelle est entendue à partir de décembre et se montre très active au plan vocal. Des hypothèses sont émises pour expliquer cette précocité.

2013-6 : Deboulonne, A. – L’appel de la femelle, un élément du rituel prénuptial du Hibou moyen-duc, Asio otus

Résumé : A partir de nombreuses observations de terrain (4 soirs par semaine de la mi-novembre à la mi-mars, durant 2 hivers consécutifs), l’auteur tente de définir les fonctions de l’appel de la femelle du Hibou moyen-duc Asio otus.

2013-7 : Deboulonne, A. – Découverte d’un nid de Hibou moyen-duc, Asio otus à quelques mètres des habitations à Bourghelles (59, SE – E07,07)

Résumé : L’auteur relate la découverte d’un nid de Hibou moyen-duc situé à moins de 6 mètres des habitations en mars 2014.

2013-8 : Deboulonne, A. – De la dissimulation à la gestion de l’énergie : un comportement singulier du Hibou moyen-duc à la fin de l’hiver février – mars à Bourghelles (59, SE – E07,07)

Résumé : L’auteur constate depuis plusieurs années qu’à partir de la mi-février, le mâle d’un couple sédentaire de Hibou moyen-duc semble perdre toute prudence et s’expose à la vue sur une branche dégagée, protégée du vent. En 2013, il choisit un support diurne qui domine un parking et y demeure pendant 25 jours consécutifs, sans se préoccuper des allées et venues. L’auteur considère que ce comportement étrange n’est pas territorial mais doit être mis en relation avec la régulation du métabolisme énergétique de l’espèce.

2013-9 : Deboulonne, A. – Relations entre oiseaux sédentaires et migrateurs au sein d’un dortoir de Hiboux moyens-ducs au cours de l’hiver 2012-2013 à Bourghelles (59, SE – E07,07)

Résumé : Durant l’hiver 2012 -2013, un couple de Hiboux moyens – ducs, Asio otus sédentaires a choisi pour hiverner un secteur bien protégé et proche des activités humaines. Les individus migrateurs plus craintifs ont choisi un espace plus éloigné. En raison de la rigueur climatique de mars, ces derniers ont séjourné plus longuement que les années précédentes. Les uns et les autres ne se mélangent pas au dortoir et ne semblent pas coopérer pour les activités de chasse.

2013-10 : Deboulonne, A. – Les regroupements automnaux et hivernaux de Hiboux moyens-ducs Asio otus dans le Nord Pas-de-Calais d’octobre à mars, de 1968 à 2013

Résumé : L’auteur rend compte des dénombrements des regroupements automnaux et hivernaux de Hibou moyen-duc, Asio otus, du début d’octobre à la fin de mars, de 1968 à 2013 dans la région Nord – Pas-de-Calais (France).

2013-11 : Deboulonne, A. – Découverte d’un cadavre de Hibou moyen-duc, Asio otus à Bourghelles (59, SE – E07,07)

Résumé : En essayant de localiser un mâle chanteur de Hibou moyen-duc dans une haie, l’auteur découvre un autre oiseau mort, suspendu à une branche. Des hypothèses sont émises sur l’origine de cette mortalité.

2013-12 : Taquet, B. – Première observation du Petit-duc scops Otus scops à Ramousies dans l’Avesnois (59, HA – E13,11)

Résumé : La présence d’un Petit-duc scops Otus scops a été détectée fortuitement le 22/05/10 à Ramousies (59-HA – E13,11). La durée minimale du séjour de cet individu chanteur, et visiblement isolé, a été de 33 jours. Trois contacts visuels ont été obtenus et l’oiseau n’est pas réapparu les années suivantes.

2013-13 : Ancelet, C. – Evolution des effectifs de la Chevêche d’Athéna, Athene noctua sur la bordure nord de la plaine de la Scarpe entre 1992 et 2014

Résumé : En 1992, un recensement de la Chevêche d’Athéna, Athene noctua par la méthode de la repasse a été réalisé dans une zone couvrant 23.26 km2 sur le territoire des communes de Rumegies, Saméon, Aix et Mouchin (Ancelet, 1994). L’évolution du milieu rural et les modifications qu’elles engendraient sur les conditions d’accueil offertes à l’espèce était discutée et une diminution des effectifs était jugée probable à moyen terme Ancelet 1994 et 1995).

Vingt ans et vingt-deux ans plus tard, en 2012 et 2014, la zone a de nouveau été prospectée selon la même méthode. Des recensements partiels de la zone d’étude effectués de 1986 à 2013 complètent l’analyse de l’évolution des effectifs. Une diminution de l’effectif de chevêches de 0.8% par an est notée. Il se confirme que l’évolution du milieu rural par mutation de l’agriculture et par urbanisation diminue les conditions d’accueil favorables à la chevêche.

2013-14 : Baudouin, C., Ancelet, C. & Ward, A. : Densité et estimation de la population nicheuse de Chevêche d’Athéna Athene noctua dans le Nord Pas-de-Calais (2014 – 2015)

Résumé : Le GON a créé un groupe chevêche pour mobiliser les observateurs afin d’établir un état zéro des populations de la Chevêche d’Athéna à l’échelle du Nord Pas-de-Calais en utilisant une méthode de recensement standardisée et reconductible dans les prochaines années afin de vérifier si le déclin signalé ailleurs touche également les populations de la région. Les résultats de l’enquête réalisée en 2014 et 2015 sont présentés et analysés et les habitats préférentiels sont décrits.