heron-42_1Le numéro N° 42-1

Ornithologie

  • 2009-1 DUMONT, P. & QUATRELIVRE, C. – Suivi des oiseaux nicheurs des falaises du cap Blanc-Nez (62,AO – WO5,03) en 2008.
  • 2009-2 SUEUR, F. & GOSSELIN, G. – Commensalisme lié à la pêche collective du Grand Cormoran Phalacrocorax carbo dans une ancienne gravière à Conchil-le-Temple (62,PP – W05,09).
  • 2009-3 ANCELET, C. & DUGUAUQIEZ, Y. – Dix années de suivi de nichoirs pour Effraie des clochers Tyto alba dans le Parc naturel régional Scarpe-Escaut (59,SE).
  • 2009-4 ANCELET, C. – Observations sur la reproduction de la Chevêche d’Athena Athene noctua (59,SE – E09,08).

Protection et gestion

  • 2009-5 LEMOINE, G. – Ouverture au public d’un Espace naturel sensible ou préservation du patrimoine naturel ? Le cas de l’Engoulevent d’Europe Caprimulgus europaeus sur le terril de Germignies-Nord (59,SE – E07,08 et E07,09).

 42_2Volume N° 42-2

  • Le retour du Phoque veau-marin Phoca vitulina dans l’estuaire de la Canche (62,PP – W06,07) – F. Caloin
    Depuis 2002, le Phoque veau-marin Phoca vitulina réoccupe l’estuaire de la Canche. Le nombre d’observations et les effectifs ne cessent d’augmenter. Compte tenu des dérangements subis par l’espèce, la question d’une installation durable est posée.
  • Nidification de l’Avocette élégante Recurvirostra avosetta, de l’Echasse blanche Himantopus himantopus, du Chevalier gambette Tringa totanus et de l’Huîtrier pie Haematopus ostralegus à MAULDE (59,SE – E08,07) et à proximité, au cours de la période 1987-2009.– C. Ancelet
    Les prairies humides de Lecell es et Maulde (Maulde, 59,SE) ont commencé à être utilisées comme lieu de reproduction par l’Échasse blanche Himantopus himantopuset l’Avocette élégante Recurvirostra avosetta dans le milieu des années 90. Depuis, l’Avocette élégante s’y reproduit annuellement alors que l’Échasse blanche, bien que notée chaque année, ne nidifie en moyenne qu’une année sur deux. Le Chevalier gambette Tringa totanus a occupé le site de 1998 à 2000 avec une reproduction certaine en 1998. L’Huîtrier pie Haematopus ostralegus s’est installé à partir de 2002 et tente de se reproduire tous les ans. Le Vanneau huppé Vanellus vanellus s’y reproduit annuellement et le Petit Gravelot Charadrius dubius, la Bécassine des marais Gallinago gallinago et la Barge à queue noire Limosa limosa pourraient également nicher. Le principal facteur limitant l’installation des oiseaux et expliquant en partie la faible réussite de reproduction est le dérangement.
  • Manifestations vocales hivernales et occupation de l’espace en l’absence de compétiteurs chez un couple de Hibou moyen-duc Asio otus à BOURGHELLES (59,SE – E07,07) – A. Deboulonne
    Les manifestations vocales hivernales du Hibou moyen-duc mâle Asio otus, entendues dès la mi-décembre peuvent commencer très tôt dans l’après midi. Des recherches complémentaires seraient nécessaires pour l’étude de celles de la femelle. En l’absence de compétiteurs, le choix des gîtes dépend essentiellement des conditions météorologiques.
  • Les batraciens de FREDERICTON : entre mythe et réalité, le mystère de la Grenouille de COLEMAN et la batrachofaune d’Hyla park. – G. Lemoine
    Le musée York Sunbury de Fredericton, (Nouveau-Brunswick) présente une pièce d’un grand intérêt pour les herpétologues. Il s’agit de la plus grosse grenouille du monde, la fameuse « Grenouille de Coleman » aujourd’hui exposée dans une vitrine. La grenouille en question, une Grenouille taureau Lithobates catesbeianus, fut nourrie et apprivoisée par Fred Coleman à la fin du XIXe siècle. Elle atteignit une taille impressionnante avant de mourir en 1885. L’animal naturalisé fut par la suite exhibé dans la pension de famille tenue par Fred Coleman avant d’être transférée dans les collections du musée. Fredericton propose également un autre lieu d’intérêt herpétologique : il s’agit de la réserve naturelle du parc Hyla, premier espace protégé du Canada consacré à la protection des amphibiens. Il accueille une population de Rainette versicolore Hyla versicolor située en limite nord-est de son aire de répartition et isolée de 80 kilomètres des autres populations de l’ouest du Nouveau-Brunswick.
  • Observation d’une Rainette méridionale mâle Hyla meridionalis à la carrière des plombvs à Abscon (59-CA-E07,09) en mai 2006. – J. Masquelier
    Un mâle chanteur de Rainette méridionale Hyla méridionalis a été capturé à la carrière des plombs à Abscon en mai 2006. La probabilité d’une introduction fortuite ou volontaire de cet individu situé en dehors de son aire de distribution connue est évoquée.

42_3Le Héron N° 42-3

  • Bilan du recensement des oiseaux d’eau à la mi-janvier 2010 dans la région Nord – Pas-de-Calais– A. Ward
    Le recensement des oiseaux d’eau réalisé à la mi-janvier 2010 a permis de contacter 125 120 oiseaux appartenant aux espèces de la liste officielle du Wetlands International auxquels s’ajoutent 193 individus appartenant à 17 espèces qui ont fréquenté les zones humides prospectées lors du recensement.
  • Suivi de la nidification de la Bondrée apivore Pernis apivorus en 2009 et 2010 à FLINES-LEZ-RACHES (59,SE – E07,08).– B. Stein
    Un couple de bondrées a profité de la tranquillité d’un petit terril du bassin minier pour y installer son nid en 2009 et 2010. La réussite de la nidification n’a pas été constatée en 2009 et un unique jeune à l’envol a été produit en 2010. Le choix d’un bouleau pour installer l’aire semble essentiellement motivé par l’emplacement de l’arbre sur le site. L’étude de la construction met en évidence l’utilisation de matériaux trouvés à proximité immédiate. Les techniques de collecte de rameaux verts utilisés par les oiseaux pour garnir le nid restent hypothétiques. L’analyse du domaine vital menée à partir des photos aériennes et des observations de terrain permet de dresser une liste de proies potentielles au regard des habitats et d’estimer leur accessibilité en fonction de la tranquillité des secteurs. Elle montre que le régime alimentaire éclectique de l’espèce a pu permettre de couvrir les besoins des oiseaux. Des comparaisons sont faites avec des cas de nidification dans des habitats similaires occupés par l’espèce en Wallonie.
  • Observation des comportements de deux Butors étoilés Botaurus stellaris à CONDE-SUR-L’ESCAUT (59,SE- E10,08), lors de la vague de froid de janvier 2010.– J. Godin
    Les comportements de deux Butors étoilés Botaurus stellaris ont été photographiés et étudiés sur deux sites différents à CONDE-SUR-L’ESCAUT lors d’une vague de froid. Une attention particulière a été portée aux attitudes de repos, aux modalités de déplacements et de récolte de la nourriture, au succès de pêche et à la nature des proies capturées. Le temps imparti à chacune des activités a été calculé. Un mode de pêche en barbotant est décrit. Dans ces conditions de vie difficiles, le butor adapte sa stratégie alimentaire aux ressources les plus abondantes et à la configuration du terrain.
  • Nidification de la Grande Aigrette Casmerodius albus en forêt d’ÉPERLECQUES (62, AO – W02,04).– D. Chesterman
    L’observation d’adultes en plumage nuptial se posant dans la colonie (code EOAC/EBCC 13) et celle d’un juvénile fraîchement sorti du nid (code EOAC/EBCC 12) attestent de la première reproduction certaine de l’espèce dans le Pas-de-Calais.
  • Escargots contre pelouses sèches ? Cas de la gestion de la dune fossile de Ghyvelde (59,FM – E02,01). – G. Lemoine
    La dune fossile de GHYVELDE, d’environ 600 ha, est située à environ 3 kilomètres à l’intérieur des terres. Elle a vu le développement d’habitats particuliers composé d’un complexe de pelouses sèches dunaires qui correspondent à des habitats dont la conservation est jugée prioritaire par l’Union européenne. Les premières opérations de gestion ont visé à augmenter significativement la place des pelouses sèches acidiclines dont les surfaces à l’échelle régionale sont extrêmement faibles et à l’échelle européenne fortement réduites. Toutefois, des inventaires au niveau de la faune invertébrée ont montré la présence du Vertigo étroit (Vertigo angustior Jeffreys, 1830) d’un grand intérêt patrimonial. La présence de cette espèce, inscrite à l’annexe II de la Directive « Habitats », dans des habitats nitrophiles, voire exogènes pose la question de la priorité ou de la pertinence des choix de gestion, notamment vis à vis d’une certaine « naturalité » de l’espèce ou du moins des habitats qui l’hébergent.

Remerciements

Les photographes et/ou dessinateurs désireux de contribuer par leurs œuvres aux prochains numéros doivent se manifester auprès de : José GODINou Alain Ward.
Merci à toutes les personnes contribuant à la réalisation de ces deux numéros, rédacteurs, photographes et dessinateurs.