Dès septembre 2017, des données concernant Corythucha ciliata, cette punaise originaire d’Amérique du Nord, ont pu être entrées dans SiRF. La première mention, datant du 18 septembre 2018, a fait l’objet d’une ” Obs de la semaine ” dans la page Facebook du GON, ce qui a lancé les recherches.

Depuis, les données arrivent et un premier bilan en décembre 2019 a fait état de 8 mailles de 5 km x 5 km couvertes, principalement en Scarpe-Escaut et la Métropole lilloise en raison d’une mobilisation relativement faible des observateurs.
En février 2020, la carte a bien évolué avec 29 mailles où la punaise a été vue et 17 où elle a été recherchée sous les écorces de platanes mais absente ! Malgré l’explosion des observations, il reste encore beaucoup de mailles vides, en particulier au sud d’une ligne allant de Calais au Cateau-Cambrésis en passant par Lens.

Pour suivre son évolution au jour le jour, vous pouvez consulter la “carte du mois” qui lui est consacrée.

Cette petite Tingidae est sans doute plus facile à trouver en hiver . En effet, si elle est bien visible durant la bonne saison à l’envers des feuilles qu’elle pique pour se nourrir, encore faut-il que le platane ne soit pas trop taillé ni les branches hors de portée ! Mais, dès la chute des feuilles, elle trouve refuge sous les écorces et ça change tout !

  • Avantage 1 : sa blancheur la rend très visible malgré sa petite taille (environ 3mm).
  • Avantage 2 : l’écorce du platane se soulève aisément car elle commence à s’exfolier en automne.
  • Avantage 3 : il n’est pas utile de chercher trop longtemps; au bout de 10 à 15 mn, si le Tigre du platane n’est pas vu, c’est qu’il est probablement absent du site. Il est pourtant intéressant de noter une donnée négative dans SiRF (en cliquant sur “nul” à côté du nom de l’espèce) afin de faire connaître cette recherche dans son habitat et son absence à la date.
  • Avantage 4 : les amateurs d’autres groupes (Coccinelles, Araignées, etc.) feront aussi de belles trouvailles, il peut y avoir du monde sous les écorces !!!

Pour en savoir plus : allez voir l’article d’Alain Fraval (pdf) paru dans le n° 140 de la revue Insectes (2006).