Après la chute des feuilles, il est plus facile d’apercevoir certaines galles ; ce fut le cas pour les Saules avec Rabdophaga rosaria et les Frênes avec Aceria fraxinivora. Ce sera le cas avec les Ronces.

Deux galles assez communes, au renflement typique, se trouvent sur les tiges de ronces :

  • Lasioptera rubi est une petite mouche de la famille des Cécidomyies ; ce diptère provoque un épaississement presque cylindrique, parfois légèrement allongé, souvent fissuré longitudinalement en surface.

A l’intérieur, les larves sont orange quand elles sont âgées (mais ne l’ouvrez que si nécessaire, les insectes mourront après l’ouverture). La masse poudreuse noire de l’intérieur des galles est l’œuvre d’un champignon, symbiotique de ce diptère, que les femelles adultes inoculent au moment de la ponte et qui se développe ensuite dans la galle pour que les larves puissent s’en nourrir.

A ce jour, dans SIRF, 10 mailles sont renseignées.
Il s’agit d’une galle très commune, peut-être surtout présente dans les environnements forestiers, mais qui devrait pouvoir être trouvée partout.

  • Diastrophus rubi est un petit Hyménoptère de la famille de Cynipidés ; il provoque sur la tige un long renflement cylindrique, parfois tordu, et légèrement bosselé. Les larves sont blanches (là encore, n’ouvrez la galle que si nécessaire à sa détermination !).

Après l’émergence, les galles restent bien visibles, parfois plusieurs années, elles sont criblées de trous de sortie.

A ce jour, dans SIRF, 5 mailles sont renseignées.
Cette galle jadis assez commune semble en nette diminution ces dernières années. Il serait intéressant de vérifier si cette tendance se confirme à l’avenir ou s’il s’agit seulement d’une fluctuation normale des populations sur un cycle de plusieurs années. Dans ce but, il serait judicieux en rentrant une donnée d’indiquer en remarque si la galle est ancienne (c’est-à-dire criblée de trous d’émergence) ou de l’année.

Dans l’un et l’autre cas, les larves resteront dans la galle tout l’hiver, y feront leur métamorphose. Après l’émergence des adultes, les tiges garderont trace de la galle.

Risque de confusion :
Ces galles ne doivent pas être confondues avec celles causées par deux autres organismes, l’une par Agrobacetrium tumefasciens, une bactérie pathogène très commune sur de nombreuses plantes hôtes, causant des renflements plus ou moins sphériques également, mais plutôt unilatéraux (d’un seul côté de la tige) et craquelés en tous sens, l’autre par Agrilus cuprescens, un coléoptère bupreste dont la larve se développe à l’intérieur des tiges en provoquant parfois un léger épaississement également, mais plus fusiforme, aux extrémités plus effilées.

Pour les curieux de ces espèces, voir la galerie du Monde des insectes : http://galerie-insecte.org

 Aides complémentaires à l’identification : il s’agit toujours du super site www.bladmineerders.nl

  

Encodage :

Il suffit de rentrer la donnée (le nom du Diptère ou de l’Hyménoptère) dans SIRF (http://www.sirf.eu), dans le groupe “Autres”, accompagnée si possible d’une photographie de la galle.

               

Rappel si vous désirez aller plus loin :

  • Lambinon, J., Carbonnelle, S. & Claerebout, S., 2017. Aide-mémoire de cécidologie : Choix de zoocécidies de la Belgique (2ème édition). Cercle des Naturalistes de Belgique. 76 p.
  • Dauphin, P., Aniotsbéhère, J.-C. 1997. Les galles de France. Mémoires de la société linnéenne de Bordeaux Tome 2.

  www.bladmineerders.nl

L’enquête a été écrite en collaboration avec Sébastien Carbonnelle du GT Galles (groupe de travail sur les Galles des Cercles des Naturalistes de Belgique).