Si la galle sur Tanaisie a été singulièrement rare cet été, chez nous comme au-delà de la frontière, Rabdophaga rosaria devrait se montrer plus fréquente. C’est une galle commune appelée couramment la “Rose des saules” !

Là encore, il s’agit d’un minuscule moucheron de la famille des cécidomyies (Diptera, Cecidomyiidae) ; il provoque à l’extrémité des rameaux de Saule un rassemblement compact des dernières feuilles, donnant l’impression d’une rosette. Cet aspect explique son nom vernaculaire (fait rare dans le monde des galles).

Cette galle est facile à trouver de par sa position à l’extrémité des rameaux et elle reste visible tout l’hiver, passant au fil du temps du vert au marron.

Elle est de plus de détermination aisée car elle se trouve, selon l’état actuel des connaissances, sur toutes les espèces de saules.

Au centre de la rosette, une cavité contient une seule larve orange.

Encodage

Il suffit de rentrer la donnée (le nom de cette cécidomyie) dans SIRF (http://www.sirf.eu), dans le groupe “Autres”, accompagnée si possible d’une photographie… (et, pourquoi pas, le nom d’espèce du Saule, dans la case “remarque”)

Nouveauté ! Cette enquête sera accompagnée d’une carte dynamique, vos données et celles des autres observateurs y apparaîtront au fur et à mesure, qu’elles soient négatives (la galle a été recherchée sur sa plante hôte mais n’a pas été trouvée) ou positives (observation de la galle). Pour la consulter, cliquez ici : http://www.sirf.eu/cartes/rose_des_saules/flash/

Petites aides complémentaires à l’identification :

la plante elle-même (principaux saules du Nord – Pas-de-Calais) :

la galle:

http://bladmineerders.nl/parasites/animalia/arthropoda/insecta/diptera/nematocera/cecidomyiidae/rabdophaga/rabdophaga-rosaria/

Risques de confusion :

Rabdophaga rosaria (jadis aussi appelée Dasineura rosaria) a parfois été assimilée par erreur à une autre espèce plus rare, Rabdophaga strobilina, qui est en fait une espèce inquiline de la première. « Inquilin » veut dire en biologie « qui habite dans la maison d’un autre » : on trouve parfois plusieurs petites larves de couleur orange de Rabdophaga strobilina entre les feuilles de la rosette de Rabdophaga rosaria, modifiant aussi l’aspect de celle-ci et lui conférant un aspect plus compact voire conique (galle sur Salix purpurea). Il existe aussi une espèce proche, Rabdophaga rosariella, causant de minuscules rosettes (moins d’un cm) sur des bourgeons axillaires (et non terminaux) des saules.

Rappel si vous désirez aller plus loin:

Lambinon, J., Carbonnelle, S. & Claerebout, S., 2012. Aide-mémoire de cécidologie : Choix de zoocécidies de la Belgique (2ème édition). Cercle des Naturalistes de Belgique. 76 p.

Dauphin, P., 2012. Guide des galles de France et d’Europe. Editions Belin, collection fous de Nature. 240 p. – Attention : dans ce guide, le nom de la galle est erronément appelé Rabdophaga strobilina.