Après le fiasco du plan de réduction des pesticides (Ecophyto), voilà celui du plan national de maîtrise du sanglier. Dix ans après son lancement, le constat est accablant : les effectifs de sangliers connaissent une explosion démographique qui résulte de 2 causes principales : une mauvaise application du plan national et le développement des surfaces de maïs qui font le régal des bêtes noires. Rien d’étonnant que les dégâts aux cultures augmentent, mais comment pourrait-il en être autrement alors que l’agrainage persiste et favorise le nombre de naissances, la presse se fait régulièrement l’écho de lâchers d’individus d’élevage pourtant interdits ou des cochongliers échappés des enclos de chasse.

Le nouveau projet mis en consultation risque de ne pas être plus efficace, car il autorise toujours l’agrainage lorsqu’il est prévu dans le schéma cynégétique départemental ce qui est le cas dans de nombreuses régions, il ne supprime pas les enclos de chasse qui fonctionnent grâce à l’élevage et aux introductions de sangliers souvent importés.

Le plus grave est qu’il prolonge la période de chasse qui s’étend maintenant du 1er juin au 31 mars au détriment de la tranquillité de la faune en pleine période de reproduction et de la sécurité des promeneurs en période estivale. Des promeneurs, des joggeurs, des naturalistes… qui ne peuvent que s’inquiéter du grand nombre d’accidents de chasse qui oblige la secrétaire d’État à demander « une réaction déterminée du monde cynégétique pour appliquer les règles élémentaires de sécurité et de prudence ».
A cela s’ajoute l’impact sur les populations de renards victimes collatérales de la prolongation de la période de chasse, car il peut être tiré en même temps que le sanglier ou le chevreuil.

Pour toutes ces raisons, le GON déposera un avis négatif à la consultation publique qui se déroule jusqu’au 3 mars.

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