• 9 janvier 2011 APRES LE FROID – Avant-Port de Dunkerque

Oie rieuseUn temps encore frais mais aucune difficulté de circulation et un peu de soleil suivant la très mauvaise situation météorologique de la veille constituent de bonnes possibilités d’observation. Sept personnes finissent par nous retrouver au lac d’Armbouts-Cappel.. Nous le quittons avant qu’il fasse assez jour pour y détailler l’avifaune présente mais nous pouvons tout de même constater que le millier de canards présent une semaine plus tôt n’est plus là et que les espèces les plus rares sont parties elles aussi. A l’ouest de l’avant-port, les conditions très dures de décembre ont laissé un grand nombre et une belle diversité de limicoles. Evoquer le froid responsable de leur présence ne peut se faire sans parler des massacres perpétrés par les chasseurs avec la bénédiction des autorités. Les canards sont plus discrets mais le magnifique plumage du Harle huppé a toujours beaucoup de succès. Les milouinans et les grèbes, pourtant tous abondants, sont bien loin. Un veau-marin montre sa tête très peu de temps. Une aigrette dans le chenal de la centrale nucléaire se laisse davantage admirer. Le côté est de l’avant-port permet d’approcher de nouvelles espèces : eiders, Saint-Martin, litornes et même trois Bruants des roseaux. L’avant-port permet donc toujours en hiver de contacter une belle diversité d’oiseaux même si ce n’est pas toujours facile mais ce n’était plus les observations extraordinaires presque magiques qui prévalaient dix jours plus tôt. Dimanche 9 octobre 2011 – MIGRATION INESPEREE – Jetée de Petit Fort Philippe
La jetée du Clipon n’est plus accessible au public. Encore un espace qui se privatise… Nous avons donc dû nous replier sur celle de Petit Fort, beaucoup moins favorable parce qu’elle n’avance pas en mer, ne dépasse pas la limite de la marée basse. La veille avait vu une migration remarquable : Puffin de Macaronésie, Océanites tempête, Bernaches cravants, Labbes pomarins en plumage nuptial… Mais la météo prévoyait de la pluie pour la matinée du dimanche. Elle, elle était bien au rendez-vous, moins intense qu’on pouvait le craindre tout de même. Mais le brouillard limitait la visibilité. Cela peut expliquer que trois personnes seulement sont présentes à l’heure dite au bout de la jetée. Et, contre toute attente, le passage se révèle tout de suite des plus intéressants. De grosses bandes de Bernaches cravants, toujours impressionnantes, se succèdent. Certaines passent juste au-dessus de nous, on peut même les entendre crier. De nombreuses autres espèces d’anatidés les accompagnent, 9 en tout, même une Ouette d’Egypte. Les limicoles ne sont pas en reste : 7 espèces dont des avocettes. Et puis quelques passereaux, des Fous de Bassan, un Grèbe jougris, des labbes juste pour voir. Un Busard Saint-Martin en mer et surtout deux Hiboux des marais qui passent au large, assez haut, très lentement, en se disputant parfois un peu. Alors que la matinée s’avance et que la pluie redouble, un autre peine à franchir le chenal de l’Aa. Très certainement un troisième migrateur, ce qui fait beaucoup pour une seule journée. Au retour, la pluie a cessé et nous nous arrêtons un peu devant la plage. Je n’y ai jamais vu autant de limicoles, surtout des Bécasseaux variables, 1 500 au moins. Et comme pour nous faire regretter de devoir rentrer, les Pipits farlouses défilent, facilement 150 en un quart d’heure.

  • 29 janvier 2011 – FROID : LE RETOUR ? Plage du Casino Oye-Plage

Du soleil de plus en plus souvent caché derrière les nuages mais sur la plage un vent d’est soutenu qui accentue l’impression de froid. Cela n’a pas découragé de nouveau près de 10 personnes. Les vastes étendues de salicornes plus ou moins inondées entrecoupées de dunes sont magnifiques mais elles sont bien vides. Est-ce le froid de décembre qui les a vidées de tous leurs passereaux ? Une petite bande de linottes inabordable ne nous permettra pas d’identifier l’espèce. Avec le redoux de janvier, les Bernaches cravants à ventre blanc si rares et si peu farouches ne sont plus là. Il faut aller jusqu’au bord de la mer pour retrouver des limicoles, notamment un nombre toujours inhabituel de Pluviers argentés. Mais toutes ces espèces sont bien moins présentes que quand leur chasse était fermée… Nous décidons de terminer par l’observatoire où nous sommes abrités du vent. Une belle diversité de canards nous y attend, dont un pilet plutôt rare cet hiver mais les Bernaches nonnettes, vedettes de la saison, ne sont pas visibles. L’abondance exceptionnelle des courlis prouve que les limicoles sont toujours nombreux là où ils sont tranquilles. De beaux paysages donc et quelques observations remarquables.

  • 30 avril -DANS LES REMPARTS DE BERGUES – Lézards martiaux

22 personnes en cette belle après-midi printanière dans l’espoir d’apercevoir la star des remparts, le Lézard des murailles. La vedette ne se fit pas prier car à peine nous fûmes à peine arrivés au pied de la tour des Couleuvriniers, que 5 individus de différentes tailles se doraient les écailles ou flânaient sur la paroi verticale. Deux grands mâles nous gratifièrent d’un combat spectaculaire durant lequel, après une brève course-poursuite en haut du rempart, l’un d’eux saisit son adversaire par la queue (coup-bas non réglementaire) et par un brusque mouvement de tête le fit chuter dans l’herbe 4 mètres plus bas. Celui-ci ne perdit pas pour autant son appendice caudal et rejoignit la muraille, choqué, piteux mais indemne.
La suite de la balade nous permit encore d’observer d’autres lézards et d’entendre les oiseaux communs, familiers des zones boisées et urbaines. Le passage d’une Aigrette garzette nous permit d’aborder la présence de la héronnière et des Grands cormorans dans la cité fortifiée. Thierry

  • 29 mai 2011 – MILIEUX HUMIDES A RUDE EPREUVE – Hondschoote, Warhem

Ce dimanche matin de Fête des Mères, le temps est un peu moins froid et venteux que la veille mais tout de même guère engageant. Il n’est donc pas étonnant qu’il n’y ait que trois personnes et deux enfants au rendez-vous. Il faut réexpliquer les raisons du choix de cette visite : Le Conseil Général possédait une mare où il laissait les chasseurs agir à leur guise de façon désastreuse pour la faune et la flore. Cette visite était programmée pour montrer tout l’intérêt pédagogique de cette mare et dénoncer la situation. Mais nous avons appris que la mare avait été vendue aux chasseurs et les premiers aménagements qu’ils avaient réalisés avaient abouti à une désertion totale du site par l’avifaune aquatique. Nous avons donc choisi une site de substitution. Récemment nous avons appris à notre grande surprise que les chasseurs renonceraient à chasser sur le terrain qu’ils viennent d’acquérir.
Mais cette année est aussi caractérisée par une sécheresse exceptionnelle. La première mare, pourtant vaste, est totalement vide. Pendant que nous regardons les rares oiseaux présents, deux chasseurs gagnent leur hutte autour de laquelle ils s’activent une bonne partie de la matinée. Ici, cette année, les oiseaux ne nichent pas. Mais cela permet de mettre le doigt sur un problème lié à l’activité cynégétique : les dérangements incessants en pleine période de reproduction.
Heureusement, la deuxième mare, plus petite, à végétation plus abondante, garde un peu d’eau. Et la vie y abonde : des foulques promènent leurs petits de quelques jours ; une échasse, rare chez nous, couve ; une femelle de Sarcelle d’été en alerte ne veut pas nous montrer ses jeunes ; des vanneaux attaquent tout ce qui passe en vol ; deux aigrettes aux plumes ornementales vaporeuses fouillent la vase du pied . Si la Fauvette grisette ne cesse d’exécuter son vol nuptial indécis à côté de nous, le vent n’incite pas à se montrer la gorge-bleue qui débite sans arrêt son chant varié et phragmites et effarvattes restent fort discrètes.
Le deuxième site comprend surtout des prairies qui abritent un oiseau qui niche très peu en France : la Barge à queue noire. Mais le printemps n’est pas seulement très sec, il est aussi très chaud : la parcelle centrale a déjà été fauchée. Heureusement, les deux autres sont des pâtures pour chevaux où nos échassiers élégants et colorés ont pu se réfugier. Tout à la fin de la visite, ils nous permettront même d’apercevoir les deux alertes boules de duvet qu’ils défendent vigoureusement. La pâture un peu plus loin a été abandonnée par les barges dès que leurs jeunes ont été suffisamment grands. La mare de hutte a été remise en eau. Comme elle était totalement à sec, aucun nid n’a été noyé cette fois. Les visiteurs semblaient satisfaits : ils ont pu apprécier la beauté de l’avifaune des milieux humides mais aussi constater tous les dangers qui la guettent.

  • 2 juin 2011 – IL Y A BIEN ENCORE TROIS ESPECES DE STERNES…POUR LA DERNIERE FOIS

Temps frais mais correct pour cette visite qui attire une dizaine de personnes. Il faut dire que la reproduction de trois espèces de sternes (et peut-être quatre) à quelques kilomètres de distance est une particularité dont bien peu de régions françaises peuvent s’enorgueillir. Mais dans notre monde hyper humanisé, elles ont presque toutes quelque chose à redouter.
Nous commençons par les caugeks. La réserve du Platier d’Oye ne les accueillant plus, elles se sont rabattues sur un étang communal autour duquel la pêche est admise pour la deuxième année consécutive, faisant craindre des dérangements définitifs. Mais non. Elles se sont très bien adaptées à cette nouvelle contrainte. Et le fauchage de la végétation de l’îlot, initié par les gestionnaires de la réserve, les a encore favorisées. Il est impressionnant de voir à quel point les adultes sont serrés. La saison est un peu plus avancée que l’année passée et la sécheresse a dégagé une petite plage au pied de l’îlot. Beaucoup de jeunes, tout tachés de noir, y sont descendu réclamer des lançons. Et ils ne sont pas seuls. Ceux des Mouettes rieuses, bariolés de marron, commencent à voler. En cherchant bien, un participant découvre une Mouette mélanocéphale, qui couve, cachée dans la végétation qui subsiste.
L’animation qui y règne procure des spectacles sans cesse renouvelés. Mais il faut se diriger vers la deuxième colonie, celle des pierregarins. C’est sûrement le site le plus artificiel. Mais des sternes qui nichent sur un toit constitue un cas unique. Et l’importance croissante de la colonie devient aussi exceptionnelle. Et ici, pas de dérangement, pas de menace directe de destruction. Certes les réacteurs en arrière-plan ne sont pas très poétiques, mais où peut-on voir d’aussi près des sternes évoluer en toute tranquillité ? Quelques-unes nous dévoilent même les premiers poussins qui viennent de naître. Et des gravelots se faufilent à toute allure parmi elles. En plus, on peut jouer à qui trouvera la Sterne de Dougall. Mais ce ne sera pas pour aujourd’hui. Il reste une colonie à voir avec en route un arrêt devenu traditionnel devant les Orchis boucs.
Les Sternes naines sont incontestablement les plus célèbres des trois. Mais le spectacle est décevant. Où sont passés les 150 individus annoncés quelques jours auparavant ? Il en reste à peine un tiers. Elles n’occupent pas tout le paysage comme les deux espèces précédentes. Bien sûr, on peut tout de même les voir parader en vol avec leurs petits cris rauques. Mais c’est d’autant plus triste que le couperet vient de tomber : dans deux jours, les travaux du méthanier commencent et l’accès ne sera plus réservé qu’à quelques ornithologues privilégiés. Le public sera privé à jamais de ce merveilleux spectacle. Espérons que la colonie au moins réussira à se maintenir en dépit des dérangements de toutes sortes auxquels elle est et sera soumise.

  • 4 juin 2010 – CE QUI ETAIT PROMIS ? Dune fossile de Ghyvelde

Dès que le temps est convenable, la sortie crépusculaire connaît un vif succès. De nouveau, une quinzaine de personnes sont au rendez-vous. Pourtant le vent n’est pas favorable à l’écoute des passereaux.
Et en effet, les débuts sont sans surprise. Suffisants tout de même pour évoquer les oiseaux les plus courants : troglodyte, véloce, rouge-gorge. Pour expliquer aussi la nécessité de conserver du bois mort pour les pics.
Puis la traversée des espaces ouverts permet de justifier une fois encore les aménagements du Conseil Général : le pâturage, l’obligation d’empêcher le public de circuler partout. Nous cherchons le Traquet motteux qui a ici un de ces derniers sites de nidification. En vain. Le Faucon hobereau ne daigne pas non plus nous gratifier de sa sortie vespérale. Par contre, une buse passe, un rongeur dans les serres. Julien, si tu n’avais pas encore la preuve de sa nidification… Un huîtrier traverse aussi le ciel en criant. Ils ont tant de mal à trouver un endroit pour nicher…
Sur le lac Mayeux nous ne distinguons pas grand chose à part un morillon. Mais nous pouvons parler de tous les problèmes liés aux zones humides. Le rossignol ne nous dispense pas non plus son merveilleux chant nocturne : saison trop avancée, trop de vent mais aussi rareté croissante de l’espèce. Est-il encore là ?
Le soir ne nous a pas été très favorable. Au retour, la nuit se montrera plus clémente. Dans les clairières du bois, les chauves-souris tournent à la cime des arbres. Ca sensibilise plus le public aux problèmes de ces espèces que de montrer un blockhaus aménagé comme à l’aller. Et enfin, une autre possibilité de la nuit se concrétise : du fond du bois nous parviennent les cris perçants et monotones du jeune Hibou moyen-duc jamais rassasié.
Certes, les observations auraient pu être plus nombreuses mais les visiteurs sont toujours très satisfaits d’une promenade à des heures inhabituelles.

  • 14 juin 2010 – NOUS N’IRONS PAS AU PARADIS – Buysscheure

C’est la Fête du Bocage au village. Il y a deux départs, dûment affichés à la même heure au même endroit. L’autre est une randonnée beaucoup plus longue vers le lieu-dit le Paradis. Nous n’avons pas la prétention d’aller si loin pour montrer les oiseaux. Il y a moins de participants quand on ne promet pas le Paradis mais tout de même une bonne quinzaine de personnes.
Nous ne commençons les explications que quand nous nous sommes suffisamment éloignés des flonflons de la fête. Le soleil inonde le bocage. Des choucas pâturent dans les prairies. Des oiseaux pas si communs comme le rouge-gorge ou la Tourterelle des bois chantent. Divers arrêts permettent d’apprécier les espèces plus communes : le pinson, le Pouillot véloce, la Fauvette à tête noire, l’Hirondelle rustique…
Le ciel se couvre. Nous empruntons un petit chemin dans un milieu plus ouvert. Là, un petit fossé à sec court au fond d’une dépression le long d’un champ de colza. Toutes les conditions sont réunies et elle est là : une gorge-bleue débite son magnifique chant si varié, truffé d’imitations qu’il est amusant de chercher à identifier. Et tout le monde finit par avoir la possibilité d’admirer l’éclat de son plastron. Pas le temps de fournir des explications qu’un Faucon hobereau passe en flèche. Observation furtive certes mais riche en enseignements. Et il reste encore à parler des familles de linottes et de verdiers qui évoluent devant nous. Il est déjà temps de rentrer. Mais pas sans évoquer les problèmes des oiseaux des champs : de toute la sortie, nous n’avons entendu qu’un Bruant jaune et aucune alouette.
Le public, de plus en plus intéressé et connaisseur s’est déclaré ravi de ce qu’il a appris.

  • 9 octobre 2011 – MIGRATION INESPEREE – Jetée de Petit Fort Philippe

La jetée du Clipon n’est plus accessible au public. Encore un espace qui se privatise… Nous avons donc dû nous replier sur celle de Petit Fort, beaucoup moins favorable parce qu’elle n’avance pas en mer, ne dépasse pas la limite de la marée basse. La veille avait vu une migration remarquable : Puffin de Macaronésie, Océanites tempête, Bernaches cravants, Labbes pomarins en plumage nuptial… Mais la météo prévoyait de la pluie pour la matinée du dimanche. Elle, elle était bien au rendez-vous, moins intense qu’on pouvait le craindre tout de même. Mais le brouillard limitait la visibilité. Cela peut expliquer que trois personnes seulement sont présentes à l’heure dite au bout de la jetée. Et, contre toute attente, le passage se révèle tout de suite des plus intéressants. De grosses bandes de Bernaches cravants, toujours impressionnantes, se succèdent. Certaines passent juste au-dessus de nous, on peut même les entendre crier. De nombreuses autres espèces d’anatidés les accompagnent, 9 en tout, même une Ouette d’Egypte. Les limicoles ne sont pas en reste : 7 espèces dont des avocettes. Et puis quelques passereaux, des Fous de Bassan, un Grèbe jougris, des labbes juste pour voir. Un Busard Saint-Martin en mer et surtout deux Hiboux des marais qui passent au large, assez haut, très lentement, en se disputant parfois un peu. Alors que la matinée s’avance et que la pluie redouble, un autre peine à franchir le chenal de l’Aa. Très certainement un troisième migrateur, ce qui fait beaucoup pour une seule journée. Au retour, la pluie a cessé et nous nous arrêtons un peu devant la plage. Je n’y ai jamais vu autant de limicoles, surtout des Bécasseaux variables, 1 500 au moins. Et comme pour nous faire regretter de devoir rentrer, les Pipits farlouses défilent, facilement 150 en un quart d’heure.

  • 23 Octobre 2011 – LES PASSEREAUX PASSERONT – LES RAPACES PASSENT- Dune du Perroquet

Les passereaux passeront : c’est ce qu’on ne pouvait même pas dire à l’aube alors qu’un vent de sud fort et froid balayait la dune. Les rapaces passent : c’est ce qu’il fallait bien se dire à midi quand un chaud soleil illuminait un ciel limpide. En effet, avant même l’arrivée des premiers participants, un superbe flux migratoire s’était déclenché. Le beau temps attire une douzaine de personnes qui en, attendant le départ, peuvent profiter de la visite d’un Phoque veau-marin. Les bandes de passereaux se succèdent sans interruption. Une a à peine finit de passer que déjà on aperçoit la suivante. Difficile dans ce cas de donner toutes les explications nécessaires. Mais on y arrive. Comme la plupart se montrent à contre-jour, nous nous déplaçons un peu à l’intérieur des dunes pour bénéficier du magnifique éclairage. Tout le monde peut alors observer le blanc sur les ailes des Pinsons des arbres et écouter leurs différents cris. Ceux-ci forment avec les étourneaux le fond des observations. Mais on ne dénombre pas moins de 18 espèces de passereaux, surtout détectés au cri et souvent bien visibles. On observe même des mésanges dont la migration active est rarement constatée. Le passage ne faiblit pas avant midi. Ce sont plus de 10 000 petits oiseaux qui défileront ainsi. Un très beau passage. De plus, un cochevis, dont on déplore la raréfaction, vole régulièrement autour de nous, nous gratifiant de ses cris traînants caractéristiques. Mais la migration des rapaces est encore plus spectaculaire et remarquable. Après un épervier tout près au creux des dunes en avant-garde, les Buses variables se mettent en route vers 11h 30. Il n’y en aura pas moins de 18. Mais le clou du spectacle est sans conteste la Buse pattue. Aperçue de très loin alors qu’elle venait à peine de franchir La Panne, elle suit la dune blanche en louvoyant dans le vent, lentement, permettant de détailler de près tous les aspects de son plumage. Alors qu’elle approche des premiers immeubles de Bray-Dunes, elle revient, nous survole presque avant de s’éloigner définitivement en évitant les premières constructions urbaines. Un quart d’heure magique au cours duquel les exclamations admiratives fusent. Il est maintenant plus de midi. Peu après, les participants repartent par petits groupes, à regrets , les plus passionnés restent au-delà de 14 h. Les détails de cette matinée mémorable figurent sur Observado.